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Menace sur le Wifi : grande est la faille, petit est le danger

La sécurité des réseaux Wifi a été mise en cause après la découverte d’une vulnérabilité importante. Mais le danger pour les internautes ne doit pas être surestimé.

Tous les internautes ou presque sont concernés. Il suffit de se connecter au Web grâce à un réseau Wifi pour être exposé à la faille de sécurité rendue publique par Mathy Vanhoef, un expert en sécurité informatique de l’université catholique de Louvain, lundi 16 octobre.

Il a découvert qu’il était possible de tromper le système de protection standard – appelé WPA2 – de la plupart des réseaux Wifi et qui, jusqu’à présent, était considéré comme l’un des plus sûrs au monde. Mathy Vanhoef a mis au point un outil qui permet de contourner la sécurité du Wifi et de lancer une attaque qu’il a baptisée “Kracks” (Key reinstallation attacks).

Cette méthode permet, schématiquement, de transformer une clé de sécurité, censée être unique pour reconnaître chaque connexion sécurisée, en une autre qui a déjà été utilisée auparavant. L’assaillant est ainsi reconnu comme un membre à part entière et de confiance du réseau Wifi attaqué et peut intercepter toutes les données (messages, mots de passe, données personnelles) envoyées et reçues depuis n’importe quel terminal connecté (ordinateurs, smartphones, objets connectés).

À lire sur France 24 : “‘Chameleon’ : le premier virus informatique qui aime le Wifi”

C’est, en théorie, le sésame pour voler les informations sensibles via le Wifi. Il permet même, d’après Mathy Vanhoef, d’installer des virus sur le réseau visé. D’où la mise en garde du CERT (centre gouvernemental d’alerte sur les menaces informatiques) américain et l’alerte émise de l’Agence nationale française de sécurité des systèmes d’information (ANSSI).

HTTPS, mon amour

Pour les experts, le danger provient essentiellement des réseaux Wifi publics, comme ceux des aéroports, des hôtels ou encore des cafés. C’est dans ces lieux que le risque est le plus grand d’être pris dans les filets de cybercriminels à l’affût.

Mais si la faille est importante, la menace ne l’est pas autant. Il suffit, d’une part, d’utiliser des sites en https (protocole Internet sécurisé) – ces fameuses pages avec des petits cadenas verts dans la barre d’adresse – pour être mieux protégé. Kracks permet simplement de vaincre la sécurité conférée par le réseau Wifi, pas le chiffrement des données effectué par les sites qui ont adopté le protocole https. Concrètement, la totalité des sites bancaires, des messageries comme Gmail (Google) ou encore des réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter utilisent ce niveau de protection supplémentaire. Mathy Vanhoef précise cependant avoir découvert que le https ne suffit pas toujours… Sans entrer plus avant dans les détails.

D’autre part, l’assaillant doit être à portée du réseau Wifi visé. Il est, donc, obligé d’être physiquement à proximité de sa cible. Impossible pour un cybercriminel en Russie ou en Chine d’utiliser Kracks pour voler les données personnelles d’un internaute en France ou aux États-Unis.

Enfin, Mathy Vanhoef a soumis sa découverte quelques semaines avant de la publier aux fabricants de matériel vulnérable. Certains, comme Microsoft, Apple ou encore Intel et Netgear (fabriquant de routeurs Wifi), ont déjà déployé des correctifs pour se protéger. Il n’en reste pas moins qu’un nombre impressionnant de constructeurs est toujours concerné, à commencer par Google qui fournit le système d’exploitation Android pour certains des smartphones les plus populaires au monde (Samsung, LG, Sony etc.). Le géant américain promet une solution dans les semaines à venir.

Première publication : 17/10/2017

Source: http://www.france24.com/fr/20171017-kracks-menace-wifi-faille-internet-cybercriminalite-routeur-reseau-consequences-virus

Guo Wengui, le milliardaire chinois qui veut perturber le 19e congrès du Parti communiste

En exil depuis deux ans, le magnat immobilier Guo Wengui annonce qu’il s’apprête à révéler les secrets des maîtres de Pékin à l’occasion du très important 19e congrès du Parti communiste chinois qui débute cette semaine.

Il veut faire trembler le régime chinois à coup de tweets, de dollars et de vidéos sur Internet. Depuis son appartement de luxe new-yorkais, le milliardaire chinois Guo Wengui a décidé de jouer les trublions du 19e congrès du Parti communiste chinois (PCC) qui débute mercredi 18 octobre. C’est la première fois qu’un richissime chinois en exil se reconvertit en chevalier blanc qui veut “changer la Chine”, raconte le quotidien britannique The Guardian, lundi 16 octobre.

Il a promis, samedi, d’inonder Twitter de “révélations” sur “la petite bande de mafieux” qui dirige la Chine. Dans ces nombreux messages sur les réseaux sociaux et les entretiens accordés aux médias, Guo Wengui ne rate pas une occasion pour comparer la corruption en Chine à la situation en Corée du Nord. Il compte même réaliser une vidéo en direct depuis New York durant le 19e congrès du PCC pour déballer tout ce qu’il dit savoir, raconte le New York Times.

Le “Mr Propre” chinois dans le viseur

Ce quinquagénaire à la tête d’un empire immobilier ne vise pas l’intégralité des 2 200 délégués communistes qui vont se réunir pendant une semaine pour confirmer Xi Jinping à son poste de président pour cinq ans et débattre du futur du pays. Il cible un cercle politique plus restreint et il a, en particulier, une dent contre Wang Qishan, le numéro 2 du régime qui s’occupe de la lutte contre la corruption.

Guo Wengui relate sa rencontre avec l’ancien conseiller de Donald Trump et patron du site d’extrême-droite Breitbart Steven Bannon, le 10 octobre.

Guo Wengui assure depuis des mois détenir les preuves que ce très influent conseiller de Xi Jinping est loin d’être le Mr Propre salué par les médias chinois. Il accuse Wang Qishan et sa famille de diriger en secret HNA, l’un des plus importants conglomérats chinois (aviation, tourisme, finance) et d’en profiter financièrement.

Le dissident ne pouvait choisir adversaire politiquement plus influent… sauf à attaquer directement Xi Jinping, ce qu’il se garde bien de faire. Wang Qishan, 69 ans, est surnommé le “parrain” du régime chinois et entretient des relations étroites avec l’élite économico-politique américaine. Il tutoie les dirigeants de Goldman Sachs, connaît personnellement Henry Paulson, l’ex-secrétaire au Trésor de George W. Bush, et Steven Bannon, le controversé ancien conseiller de Donald Trump.

À beaucoup d’égards, Guo Wengui incarne le pire cauchemar de Pékin. Il s’est enrichi au contact du pouvoir chinois et en connaît toutes les ficelles. Il fait partie de ces “hommes d’affaires qui pendant plus d’une décennie ont pu avoir accès aux premiers cercles du pouvoir et ont aidé, en échange, à enrichir les filles et fils des cadres [du régime]”, raconte le New York Times. Depuis son arrivée aux États-Unis, en 2015, il s’est constitué un réseau d’amis influents dont l’ex-Premier ministre britannique Tony Blair. Il est aussi client régulier de Mar-a-Lago, le club select et la “Maison Blanche bis” de Donald Trump.

Guo Wengui représente le même danger pour Pékin que Mikhaïl Khodorkovski et d’autres oligarques russes dissidents pour Moscou. Le régime chinois a d’ailleurs lancé ces derniers mois une grande offensive médiatique pour dénoncer son nouvel ennemi aux poches bien remplies, accusé d’être corrompu et d’avoir détourné des centaines de millions de dollars. Pékin a aussi obtenu qu’Interpol émette une “note rouge” (avertissement à toutes les polices nationales qu’une personne est recherchée) à son sujet. Guo Wengui assure que la majorité de sa fortune, qu’il estime à 1,7 milliard de dollars, a été saisie par les autorités chinoises et qu’il a fait l’objet “de nombreuses tentatives d’assassinat et de kidnapping”.

Zones d’ombre

Il n’a cependant fourni aucune preuve des menaces qui pèseraient contre lui. Tout comme il n’a encore jamais publié le moindre document compromettant pour le régime chinois. Sa soudaine croisade contre Pékin – il n’a commencé à tweeter contre le pouvoir qu’au printemps 2017 – a laissé certains dissidents de longue date dubitatifs. “Guo Wengui a travaillé main dans la main avec le gouvernement chinois. Chaque centime qu’il a gagné est entaché du sang du régime”, affirme Wen Yuancho, un activiste chinois interrogé par le Guardian.

L’homme cadre mal avec la figure du dissident qui lutte par idéal contre le régime de Pékin. Derrière l’air jovial que Guo Wengui affiche pour les près de 500 000 abonnés de son fil Twitter, il a la réputation d’être un homme d’affaires impitoyable. Il a laissé bon nombre de cadavres sur sa route vers la fortune. En 2006, il a ainsi fait mettre en prison le vice-maire de Pékin, qui s’opposait à l’acquisition d’une parcelle de terrain dans la capitale chinoise. Guo Wengui avait fait parvenir aux autorités chinoises une sex-tape de l’édile.

Son CV est aussi entouré de zones d’ombre… à commencer par sa date de naissance. Il affirme être né en 1970, mais les documents officiels chinois indiquent qu’il a vu le jour en 1967. Difficile aussi de savoir ce qu’il faisait durant le soulèvement de Tienanmen en 1989. Guo Wengui affirme qu’il était au côté des étudiants, tandis qu’un site pour chinois expatriés assure détenir des documents judiciaires attestant qu’il avait été arrêté dans une affaire de fraude.

“L’idée qu’il puisse d’une manière ou d’une autre être un symbole des droits de l’Homme et un activiste de la cause démocratique en Chine ne rend pas justice à ceux qui essaient réellement de changer les choses. Guo Wengui ne cherche qu’à défendre ses intérêts et ceux de sa famille”, estime Bill Bishop, un spécialiste américain de la Chine, interrogé par le Guardian.

Pour lui, le milliardaire chinois essaie actuellement de se refaire une beauté démocratique afin d’obtenir l’asile aux États-Unis. Il a fait une demande en ce sens début septembre. Il n’en demeure pas moins, d’après Bill Bishop, que Guo Wengui représente “la meilleure arme actuellement à disposition des dissidents chinois”. Et ce même s’il menace le pouvoir chinois depuis la terrasse d’un appartement surplombant Central Park qui lui a coûté 68 millions de dollars, payé grâce à une fortune accumulée avec la bénédiction du PCC.

Première publication : 16/10/2017

Source: http://www.france24.com/fr/20171016-guo-wengui-milliardaire-chine-pcc-congres-critique-dissident

Le Japon frappé par un nouveau scandale industriel aux répercussions mondiales

Le sidérurgiste japonais Kobe Steel a reconnu avoir trafiqué des tests de conformité de ses métaux depuis une dizaine d’années. Il fournit de l’acier, du cuivre et de l’aluminium à des clients aussi prestigieux que General Motors ou Toyota.

Les voitures, les airbags… et maintenant le metal. Un nouveau scandale vient frapper l’industrie japonaise.

Selon le quotidien japonais Nikkei, Renault et Peugeot-Citroën ont rejoint, vendredi 13 octobre, la longue liste de victimes du dernier scandale “made in Japan”, qui compte près de de 500 entreprises dans le monde. Les deux constructeurs automobiles français ont acheté au sidérurgiste japonais Kobe Steel des pièces de métal pour voitures dont les spécificités techniques avaient été enjolivées

PSA, la maison mère de Peugeot-Citroën, a pourtant affirmé au Figaro ne pas être au courant d’achats effectués auprès de Kobe Steel. Le géant européen de l’aéronautique, Airbus, également cité par le journal Nikkei, a annoncé qu’il allait vérifier si de l’acier ou de l’aluminium fourni par le groupe japonais a pu être utilisé.

Trains à grande vitesse, voitures et écrans LCD

L’affaire, qui a débuté dimanche 9 octobre, a rapidement pris une dimension mondiale aux conséquences encore difficiles à évaluer. Kobe Steel, l’un des principaux producteurs d’acier au monde, fournit de l’aluminium, de l’acier et du cuivre, utilisés aussi bien dans l’aéronautique, la conception des trains rapides japonais Shinkansen que dans, peu ou prou, toutes les parties d’une voiture (jantes, moteurs, portes ou encore freins) ou encore dans la conception des écrans de télévision LCD.

Kobe Steel a d’abord assuré que le maquillage des tests de conformité ne concernait qu’une seule usine d’aluminium sur une période d’un an entre 2016 et 2017. Quelques jours plus tard, mercredi 10 octobre, le groupe reconnaissait qu’il existait des traces de falsification remontant à dix ans et, probablement, au-delà de la filière d’aluminium. En fin de semaine, l’ampleur du scandale a éclaté au grand jour avec l’aveu qu’au moins 500 entreprises dans le monde avaient acquis du matériel non-conforme et que la division acier, le cœur de métier du sidérurgiste, était aussi affectée.

L’entreprise japonaise a refusé de fournir une liste des victimes, mais des grands groupes comme Toyota ou General Motors ont déjà reconnu être clients de Kobe Steel. Une autre inconnue concerne la gravité de la fraude. Les falsifications concernent des produits dont la qualité était en deçà des exigences des acheteurs… mais on ne sait pas à quel point. Les tests truqués portaient sur la résistance et la durabilité du métal. L’un des opérateurs du Shinkansen a annoncé qu’il allait remplacer les pièces conçues avec de l’aluminium fabriqué par Kobe Steel. La plupart des entreprises sont encore en train d’évaluer à quel point ils sont exposés et, le cas échéant, s’il y a lieu d’organiser des rappels pour raison de sécurité, affirme le New York Times.

Coup dur pour la réputation industrielle japonaise

Le PDG de Kobe Steel, Hiroya Kawasaki, a reconnu que “la confiance dans notre marque est tombé à zéro”. Illustration concrète : le groupe a perdu plus de 40 % de sa valeur boursière en une semaine.

Mais au-delà du sidérurgiste, c’est la confiance dans le savoir-faire japonais qui est ébranlée. Kobe Steel était, en effet, réputé pour le sérieux de ces contrôles, rappelle le quotidien britannique Financial Times. L’aveu de la falsification est un coup très dur pour l’industrie japonaise, marquée par plusieurs scandales retentissants ces derniers temps. La semaine passée, Nissan avait été obligé de rappeler plus d’un million de véhicules car du “personnel non-qualifié” avait procédé aux tests de qualité. En juin, le groupe Takata, fabricant des airbags explosifs qui ont causé la mort d’au moins 17 personnes dans le monde, s’est déclaré en faillite. “Il fut un temps où le modèle industriel japonais était vanté partout”, a déploré Koji Morioka, professeur de l’Université du Kansaï, interrogé par l’AFP.

C’était aussi un avantage qui permettait à l’industrie japonaise de survivre face à la concurrence chinoise et celles d’autres pays du Sud-Est asiatique. Moins bon marché, le produit japonais était cependant réputé plus fiable, ce qui permettait au pays de jouer dans la même cour que l’Allemagne pour les exportations de technologie de pointe. “L’impact [des scandales] à la réputation japonaise est important. Il peut donner l’impression aux marchés que les produits japonais ne sont pas si parfaits que ça, ce qui ouvrirait une porte à d’autres pays comme la Chine”, souligne Yi Zhu, analyste pour l’agence Bloomberg Intelligence de Hong Kong.

L’accumulation de scandales industriels risque de changer cette donne, ce qui pourrait avoir des conséquences économiques profondes pour le pays entier.

Première publication : 13/10/2017

Source: http://www.france24.com/fr/20171013-scandale-japon-kobe-steel-renault-peugeot-metal-fraude-automobile

Airbnb construit son premier immeuble d’habitation en Floride

Un premier immeuble “made by” Airbnb va voir le jour en Floride. Un nouveau type de bâtiment appelé à se multiplier dans les années à venir.

L’adresse exacte n’est pas encore connue. Mais on sait déjà que le premier immeuble d’habitation conçu par Airbnb sera situé non loin de Disney World, à Kissimmee, en Floride. Parfait pour les touristes de passage.

Le célèbre service de location d’appartements entre particuliers a annoncé, jeudi 12 octobre, le lancement de Niido, son projet de complexes d’appartements destinés à faciliter les relations parfois tendues entre les propriétaires et les locataires qui veulent arrondir leurs fins de mois grâce à Airbnb.

Copain-copain

Le premier immeuble de cette nouvelle expérience à Kissimmee sera construit par le promoteur immobilier local Newgard, qui deviendra aussi propriétaire des murs. Mais le nom d’Airbnb sera apposé sur l’entrée du bâtiment, contenant 324 appartements et censé accueillir ses premiers locataires début 2018. La start-up californienne, valorisée à 31 milliards de dollars, compte bien en faire l’immeuble témoin de sa capacité à faire copain-copain avec tout le monde.

L’ensemble sera agencé un peu à la manière d’un hôtel. Les portes s’ouvriront grâce à un badge, il existera des espaces communs, comme des salles de réunion, et Airbnb a prévu d’offrir une gamme de services allant du nettoyage des appartements au gardiennage. Une application mobile dédiée permettra aussi de gérer la location à distance.

Les locataires pourront sous-louer leur appartement à des touristes jusqu’à 180 jours par an (alors que la limite aux États-Unis est de 90 jours en moyenne) sans craindre de subir les foudres de leur propriétaire. Airbnb sait que le sujet est sensible. L’entreprise Aimco, qui gère plus de 50 000 appartements aux États-Unis, fait par exemple la chasse aux locataires qui passent par Airbnb et a même assigné la start-up en justice pour qu’elle retire de son site des annonces d’appartements dans certains de ses immeubles.

Ambiance beaucoup plus sereine prévue à Niido, où les locataires doivent signer un contrat qui organise la répartition des profits tirés de la sous-location. Ils pourront toucher 75 % des revenus, tandis que le propriétaire recevra le reste. Airbnb collectera sa commission habituelle de 3 %. “Nous voulons montrer que ces locations ne se font pas en secret. Ce partenariat montre comment les propriétaires, les promoteurs et Airbnb peuvent travailler ensemble”, a expliqué Jaja Jackson, directeur des partenariats pour le site.

Bras de fer avec les hôtels

Le site espère que cet immeuble n’est que le premier d’une longue série. Le promoteur immobilier Newgard partage l’enthousiasme de son partenaire californien et projette de construire 2 000 appartements pour le compte d’Airbnb d’ici deux ans en Floride. D’autres immeubles Niido sont prévus dans plusieurs autres villes du sud des États-Unis, comme Nashville (Tennessee) ou Charleston (Caroline du Sud).

L’initiative vise également à rassurer les autorités locales. Plusieurs villes, comme Paris, estiment qu’Airbnb contribue à la flambée des prix de l’immobilier : les propriétaires préfèrent passer par le site plutôt que de louer sur le long terme, ce qui diminue le nombre de logements disponibles et fait ainsi grimper les prix. Les appartements de l’immeuble Niido doivent être occupés avant de pouvoir être mis sur le site de location entre particuliers.

Mais ce projet ne va pas arranger les rapports entre Airbnb et les hôtels. Le nouvel immeuble n’est pas seulement doté de services dignes d’un hôtel, le concept ressemble de très près à ce que certaines chaînes font déjà. Des groupes comme Marriott ou Ascott (Citadines Apart’hotels) proposent des offres similaires entre la chambre d’hôtels et l’appartement. Décidément, Airbnb n’a pas fini d’empêcher l’industrie hôtelière de dormir sur ses deux oreilles.

Première publication : 13/10/2017

Source: http://www.france24.com/fr/20171013-airbnb-construit-premier-immeuble-habitation-floride-niido-location

Chine : un véhicule submersible télécommandé achève un test de plongée en haute mer

SHENYANG, 1er octobre (Xinhua) — Le premier véhicule submersible télécommandé chinois capable de plonger à une profondeur de 6.000 mètres a réussi le 30 septembre son premier test en haute mer.

Au cours de son test de 12 jours, le véhicule a effectué sept plongées à une profondeur maximale de 5.611 mètres. Le véhicule a aussi mené des observations d’organismes benthiques et collecté des échantillons d’organismes et de roches.

Le véhicule a été co-développé par l’Institut de l’automatisation de Shenyang et l’Institut d’océanologie, tous deux relevant de l’Académie des sciences de Chine (ASC).

Le véhicule submersible télécommandé est largement utilisé dans l’analyse de l’environnement marin et de la biodiversité, ainsi que dans l’exploitation des ressources minérales maritimes.

La Chine figure aujourd’hui parmi une poignée de pays pouvant développer de manière indépendante un véhicule télécommandé capable d’opérer à une profondeur de 6.000 mètres, conjointement avec les Etats-Unis, le Japon et la France.

Source: http://french.xinhuanet.com/2017-10/01/c_136652653.htm

Trois scientifiques reçoivent le prix Nobel 2017 de physiologie ou médecine

(Xinhua/Shi Tiansheng)

STOCKHOLM, 2 octobre (Xinhua) — Trois scientifiques ont reçu le prix Nobel 2017 de physiologie ou médecine, a annoncé lundi à Stockholm le Comité Nobel.

L’Assemblée Nobel, réunie à l’Institut Karolinska, a décidé de décerner le prix Nobel 2017 de physiologie ou médecine à Jeffrey C. Hall, Michael Rosbash et Michael W. Young pour leurs découvertes sur les mécanismes moléculaires qui assurent le rythme circadien, plus connu sous le nom d'”horloge biologique”.

Juleen Zierath, membre du Comité, a indiqué à Xinhua que les découvertes scientifiques de cette année avaient montré qu’il fallait accroître la sensibilisation des personnes vivant dans des environnements nordiques et exposées à la lumière du soleil et à l’obscurité pendant de longues périodes à l’importance de dormir en temps voulu, même lorsqu’il fait jour.

Le prix de cette année est de neuf millions de couronnes suédoises (1,1 million de dollars).


Source: http://french.xinhuanet.com/2017-10/02/c_136655020.htm

La Chine développe une technologie capable d’identifier les personnes par leurs postures

BEIJING, 2 octobre (Xinhua) — Des chercheurs chinois ont développé une nouvelle technologie capable d’identifier des personnes selon leur posture à une distance maximum de 50 mètres.

Selon des chercheurs de l’Institut de l’automation de l’Académie chinoise des Science, la technologie détermine l’identité d’une personne même si elle se trouve par hasard dos à la caméra.

Huang Yongzhen, un des chercheurs, a indiqué que la technologie serait capable de recenser 1.000 personnes dans une zone de 1.000 mètres carrés à une distance de 100 mètres.

La technologie pourra être largement utilisée dans les systèmes de sécurité, les transports publics et les espaces commerciaux, a-t-il noté.

La Chine est un leader mondial dans le domaine de la technologie de reconnaissance de posture, selon cet institut.

Source: http://french.xinhuanet.com/2017-10/02/c_136654782.htm

La Chine lance un satellite de télédétection pour le Venezuela

JIUQUAN, 9 octobre (Xinhua) — La Chine a lancé lundi à 12h13 le satellite de télédétection vénézuélien VRSS-2 depuis le Centre de lancement de satellites de Jiuquan, dans le désert de Gobi (nord-ouest de la Chine), le plaçant sur son orbite préétablie.

Le VRSS-2 est le troisième satellite conjointement lancé par la Chine et le Venezuela et le deuxième satellite de télédétection du Venezuela. Le satellite sera essentiellement utilisé par le Venezuela pour l’inspection des ressources terrestres, la protection de l’environnement, le contrôle et la gestion des catastrophes, l’estimation du rendement des cultures et l’urbanisme.

Le satellite a été lancé par une fusée porteuse chinoise Longue Marche-2D conçue par l’Académie des technologies du vol spatial de Shanghai.

Il s’agit de la 252e mission de la famille des fusées porteuses Longue Marche.

En 2008, la Chine a lancé le premier satellite du Venezuela, Venesat-1 ou “Simon Bolivar”, doté d’équipements de communication.

En 2012, le premier satellite de télédétection du Venezuela, VRSS-1, a été lancé dans l’espace depuis la Chine.

Source: http://french.xinhuanet.com/2017-10/09/c_136667322.htm

Chine : fin des tests du premier générateur thermoélectrique à double rotor

HARBIN, 8 octobre (Xinhua) — Un test de 168 heures du premier générateur thermoélectrique à double rotor de 350 mégawatts de la Chine vient de s’achever, dans le nord-est du pays.

Le générateur a été produit par la Harbin Turbine Company, une filiale de la Harbin Electric Corporation, l’un des plus grands fabricants d’équipements de centrales électriques en Chine, a-t-on appris dimanche des sources de la société.

Il dispose d’une capacité d’approvisionnement en chauffage renforcée et utilise l’énergie de manière plus efficace grâce à sa conception à double rotor, a indiqué Guo Pengfei, chercheur de Harbin Turbine.

Une fois mis en opération, il sera capable de remplacer plus de 200 chaudières à charbon.

Source: http://french.xinhuanet.com/2017-10/08/c_136665299.htm