Le patron de Google reconnaît une période "très difficile" après l’affaire du manifeste sexiste

SAN FRANCISCO, 9 août (Xinhua) — Sundar Pichai, le directeur général de Google, a reconnu que sa société avait vécu “une période très difficile” depuis qu’a éclaté la semaine dernière le scandale du manifeste jugé sexiste écrit par un employé, licencié depuis.

Dans un message adressé lundi soir aux salariés et diffusé mardi sur le site de la filiale d’Alphabet, M. Pichai ne donne pas le nom de cet ingénieur de 28 ans, que les médias ont identifié pour leur part comme s’appelant James Damore.

Ce dernier est l’auteur d’un manifeste de dix pages dans lequel il estime que les différences biologiques entre les hommes et les femmes expliquent la sous-représentation de ces dernières dans l’industrie tech. Selon lui, Google se rend coupable de pratiques discriminatoires à l’embauche avec “des programmes, des parrainages et des cours réservés à des personnes d’un certain sexe ou âge”.

Parmi les différences citées par Damore figure notamment le névrosisme chez les femmes, illustré selon lui par “une forte anxiété, moins de tolérance au stress”. Il dénonce également une politique d’embauche à Google qui s’apparente à “une ingénierie sociale arbitraire destinée à séduire tout autant les femmes que les hommes”.

Dans sa réponse, Sundar Pichai note que si des questions soulevées dans ce manifeste sont tout à fait ouvertes à la discussion, d’autres violent le code de conduite interne de l’entreprise et ont franchi “les limites en avançant des stéréotypes de genre nuisibles sur notre lieu de travail”.

Pour lui, “laisser entendre qu’une partie de nos collègues ont des traits qui les rendent biologiquement moins adaptés à ce travail est offensant”. Il a appelé chaque employé “à faire tout son possible pour créer une culture du travail libre de tout harcèlement, intimidation, préjugé et discrimination illégale”.

Source: http://french.xinhuanet.com/2017-08/09/c_136512357.htm

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