Surprenant : des abeilles sauvages prospèrent après un grave incendie de forêt

SAN FRANCISCO (États-Unis), 10 août (Xinhua) — En dehors des cercles d’experts, peu de gens imaginent que les feux de forêt peuvent avoir du bon.

Pourtant, les premiers résultats d’une étude menée par des chercheurs de l’Université d’État de l’Oregon (OSU) suggèrent que des feux de forêt modérés ou même graves pourraient favoriser l’abondance et la diversité des abeilles sauvages.

Cette observation à l’issue de la première année de ce projet de deux ans, qui doit être présenté le 10 août à Portland (Oregon, dans le nord-ouest des États-Unis) lors de la conférence annuelle de la Ecological Society of America (ESA), s’appuie sur une étude des conditions générées par les feux de forêt.

Une équipe de chercheurs de terrain, dirigée par Jim Rivers, écologiste de l’OSU spécialisé dans la faune des forêts, a entrepris de capturer des abeilles sur 43 sites brûlés par l’incendie du Complexe de Douglas en 2013, au nord de Grants Pass, un feu qui a ravagé près de 10.000 hectares de forêt dans le sud de l’Oregon. Ces sites comprenaient des zones dans lesquelles le degré de gravité de l’incendie était faible, comme des zones dans lesquelles il était modéré ou élevé.

Dans les zones faiblement affectées, où les feux n’ont touché que la végétation basse sans atteindre les frondaisons, on n’observe que peu de traces de l’incendie si ce n’est sous la forme de quelques zones noircies sur certains troncs d’arbres, rapporte Sara Galbraith, chercheure post-doctorale à l’École d’études forestières de l’OSU. Par comparaison, sur certains des sites gravement affectés, la canopée est complètement ouverte.

Sur ces sites gravement affectés, Mme Galbraith a pu observer un grand nombre de plantes à fleurs dans les sous-bois, car le manque de lumière a disparu. “L’aspect est complètement différent”, explique-t-elle, citée par un communiqué de presse.

Les chercheurs de cette étude, financée en partie par le Bureau fédéral de gestion des terres des États-Unis, ont attiré les abeilles sauvages avec des appareils réfléchissant la lumière ultraviolette, que les insectes ont pris pour des fleurs énormes. Une fois les abeilles prises à l’intérieur, elles étaient incapables de sortir du piège.

On compte plus de 500 espèces d’abeilles natives de l’Oregon, qui sont des agents de pollinisation importants pour les plantes sauvages comme pour les cultures, observent les chercheurs, et ces conclusions suggèrent que les feux de forêt pourraient favoriser la population d’abeilles, augmentant en conséquence la productivité agricole et la variété des fleurs.

Source: http://french.xinhuanet.com/2017-08/11/c_136516178.htm

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