Un télescope spatial chinois étudiera la Voie lactée

BEIJING, 30 mai (Xinhua) — Beaucoup de trous noirs et d’étoiles à neutrons doivent se cacher au sein de la Voie lactée. A défaut d’émettre une lumière visible, ou couverts par des poussières, ils ne peuvent être vus que par des télescopes à rayons X.

La Chine lancera bientôt son premier télescope spatial à rayons X, le HXMT (hard X-ray modulation télescope, un observatoire spatial à rayons X), ayant pour objectif d’étudier la Voie lactée afin d’observer les origines célestes des rayons X.

“Notre télescope spatial possède des capacités uniques à observer les corps célestes à haute énergie, tels que les trous noirs et les étoiles à neutrons. Nous espérons l’utiliser pour résoudre des mystères, dont l’évolution des trous noirs et les importants champs magnétiques des étoiles à neutrons”, a indiqué Zhang Shuangnan, scientifique en chef du HXMT et directeur du Laboratoire principal d’astrophysique particulaire de l’Académie chinoise des sciences.

“Nous espérons découvrir de nouvelles activités des trous noirs et étudier l’état des étoiles à neutrons dans des conditions de gravité et de densité extrêmes, ainsi que les lois de la physique dans les champs magnétiques extrêmes. Ces études devraient apporter de nouvelles percées dans la physique”, a indiqué M. Zhang.

Par rapport aux satellites astronomiques à rayons X des autres pays, le HXMT peut couvrir une zone de détection plus étendue, une gamme d’énergie plus large et un champ de vision plus vaste. Cela lui procure des avantages pour observer les trous noirs et les étoiles à neutrons émettant des rayons X brillants et lui permet d’analyser plus efficacement la galaxie, a noté M. Zhang.

Le télescope travaillera sur une gamme d’énergie très large, entre 1 et 250 KeV, lui permettant d’accomplir des missions d’observation qui auparavant nécessitaient plusieurs satellites, selon M. Zhang.

D’autres satellites ont déjà effectué des études du ciel, et ont trouvé plusieurs origines célestes des rayons X. Cependant, ces sources sont souvent variables, et les éruptions intenses occasionnelles peuvent être oubliées dans seulement une ou deux études, a précisé M. Zhang.

De nouvelles études peuvent découvrir de nouvelles origines des rayons X, ou de récentes activités dans les sources déjà connues. Le HXMT analysera donc de manière répétée la Voie lactée pour les corps célestes actifs et variables qui émettent des rayons X.

M. Zhang a indiqué que d’autres pays avaient lancé environ dix satellites à rayons X, mais dotés d’avantages différents et avec d’autres objectifs d’observation.

“Il y a tellement de trous noirs et d’étoiles à neutrons dans l’espace, mais nous n’avons compris de manière approfondie aucun d’entre eux. Donc, nous avons besoin de nouveaux satellites pour les observer davantage”, a poursuivi M. Zhang.

L’étude des trous noirs et des étoiles à neutrons est souvent effectuée lors de l’observation des systèmes binaires des rayons X. Les émissions des rayons X de ces systèmes binaires sont le résultat d’un objet compact (dont les trous noirs et les étoiles à neutrons) accumulant de la matière d’une étoile complémentaire normale.

Grâce à l’analyse du système binaire de radiation des rayons X, les astronomes peuvent étudier les objets compacts, tels que les trous noirs et les étoiles à neutrons.

(contact du rédacteur : xinhuafr@xinhua.org)

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