50 ans de règne, de ratés et de come-back : la saga Microsoft en chiffres chocs

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Fondée en 1975 par deux amis d’enfance, Bill Gates et Paul Allen, MicrosoftMicrosoft fête ses 50 ans le 4 avril. Retour en chiffres sur les succès et les revers de ce géant américain de la tech.

365

Le groupe américain a lancé en 1990 la suite bureautique Office, qui regroupait à l’origine les logiciels de tableur Excel, de présentations PowerPoint et de traitement de texte Word.

La mise sur le marché en 2011 d’Office 365 (désormais connu sous le nom de Microsoft 365Microsoft 365) a marqué la transition vers un modèle d’abonnement basé sur le « cloud » (informatique à distance), avec accès à une gamme de services en ligne (messageriemessagerie Outlook, visioconférence Teams, stockage en ligne OneDrive, etc.)

Pour Microsoft, le nom « 365 » est censé évoquer l’accessibilité à ses services tous les jours de l’année. Microsoft 365 comptait 86,3 millions d’abonnés à travers le monde fin 2024, selon les derniers résultats publiés par le groupe.

95 %

Le navigateur Internet Explorer, lancé en 1995, a pendant plusieurs années dominé l’accès à internet, jusqu’à avoir en 2003 une part de marché de 95 %, selon le site WebSideStory.

Mais d’importantes failles de sécurité sur plusieurs versions du navigateurnavigateur — dont la 6 qui fut décrite par le magazine américain PCPC World comme « le logiciel le moins sûr de la planète » — ont nui à sa réputation et les internautes lui ont progressivement préféré des navigateurs concurrents.

Internet Explorer a été retiré du marché en 2022, le groupe se concentrant sur son autre navigateur, EdgeEdge, lancé en 2015. Ce dernier n’avait plus en février 2025 qu’une part de marché de 5,3 %, loin derrière GoogleGoogle Chrome (66,3 %) et Safari du groupe AppleApple (18 %), selon le site spécialisé Statcounter.

Windows occupe 70,5 % de part de marché sur PC, Microsoft 365 compte 86,3 millions d’abonnés et la plateforme Azure représentant 21 % du marché mondial. © Monticellllo, Adobe Stock

Trois mois

Les cinquante premières années de Microsoft ont été marquées par des succès retentissants, mais aussi par des fiascos.

En 2010, le géant du logiciel avait ainsi décidé au bout de moins de trois mois d’arrêter sa gamme de téléphones portables Kin, censée séduire une clientèle jeune adepte des réseaux sociauxréseaux sociaux, mais qui fut un échec commercial. Le Kin a rejoint la liste d’autres appareils aujourd’hui oubliés, comme le baladeur Zune, sorti en 2006, qui n’a jamais pu s’imposer face à l’iPodiPod d’Apple sorti cinq ans plus tôt. Microsoft avait annoncé en 2011 qu’il en arrêtait la fabrication.

70,5 %

Le système d’exploitationsystème d’exploitation vedette de Microsoft, Windows, tournait sur 70,5 % des ordinateurs de bureau dans le monde en février 2025, largement devant OS X (15,8 %), le système des ordinateurs MacMac d’Apple, selon StatCounter.

Cette domination sur les PC mondiaux a contribué à mettre Microsoft (comme les autres géants de la tech Google, Apple, FacebookFacebook et AmazonAmazon) sous la surveillance étroite des autorités antitrust américaines et européennes, avec parfois des amendes retentissantes à la clé.

2 900 milliards de dollars

Avec Apple et Nvidia, Microsoft est l’une des trois premières capitalisations boursières mondiales : environ 2.900 milliards de dollars à la fin mars. 

80 milliards de dollars

Microsoft a parié tôt sur l’intelligence artificielleintelligence artificielle (IA) générative, investissant dans OpenAI avant le lancement de ChatGPT. Il prévoit de dépenser 80 milliards de dollars entre l’été 2024 et l’été 2025 pour construire les nouveaux centres de donnéescentres de données et serveursserveurs considérés nécessaires à la nouvelle génération d’IA.

Cependant, face à la concurrence chinoise moins chère (de la start-upstart-up DeepSeek notamment), les marchés s’interrogent sur les dépenses colossales en puces de pointe et serveurs dernier cri engagées par Microsoft et les autres grandes entreprises technologiques. 

Ces dernières années, le groupe a vu son activité tirée par la plateforme Azure, son vaisseau amiral dans le cloud, qui détenait fin 2024 une part de marché mondiale de 21 %, derrière Amazon Web Services (30 %), selon Synergy Research Group.

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