La constellation de satellites Starlink couvre désormais une grosse partie du globe, proposant des vitesses de connexion avoisinant les 100 Mbps à condition de disposer d’une parabole. Mais de nouveaux projets veulent rendre ces satellites obsolètes, et les remplacer par des plateformes stratosphériques.
L’idée n’est pas nouvelle, puisque Google avait envisagé d’utiliser des ballons stratosphériques pour fournir un accès à Internet à des populations reculées. C’était le projet Loon lancé en 2013, mais arrêté huit ans plus tard.
Désormais, ce sont des entreprises comme World Mobile Stratospheric et Sceye qui se lancent dans l’aventure. L’un des freins jusqu’à présent était l’énergie nécessaire pour alimenter les antennes, les panneaux photovoltaïques se révélant insuffisants. World Mobile Stratospheric compte résoudre ce problème avec un aéronef autonome alimenté par hydrogène liquide.
Un dirigeable conçu par la firme Sceye pour servir de plateforme stratosphérique. © Sceye
Des coûts de fonctionnement inférieurs à Starlink
Le vaisseau en question serait capable de voler pendant six jours d’affilée à une altitude de 18 kilomètres, tout en générant assez d’électricité pour alimenter une antenne réseau à commande de phase de trois mètres par trois mètres, capable de connecter 500 000 utilisateurs simultanément. Au bout de six jours, l’aéronef serait remplacé par un autre appareil et rentrerait à la base pour être réapprovisionné.
Les smartphones pourront s’y connecter directement, à des vitesses atteignant 200 Mbps. C’est bien plus que le service Direct to Cell de Starlink, qui plafonne à 17 Mbps dans les meilleures conditions.
Chaque aéronef sera capable de couvrir 15 000 km². Il en faudrait donc une quarantaine pour couvrir toute la France. Selon la firme, le coût de fonctionnement sera bien en dessous de celui de Starlink, moins d’un euro par abonné, tout en offrant une meilleure connexion, et devrait reléguer ces satellites aux musées. Starlink compte actuellement pas loin de 9 000 satellites et chacun a une durée de vie de cinq ans seulement. Il faut donc en remplacer plusieurs tous les jours. En comparaison, l’idée des plateformes stratosphériques semble moins farfelue.