Il grimpe sur l’Etna pour « sentir » le danger : ce que révèle ce robot-chien aux chercheurs

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Comment aller « renifler » les gaz émis par un volcan actif pour anticiper des changements d’activité potentiellement dangereux ? Des chercheurs de l’ETH Zurich ont expérimenté une solution, avec un robot-chien. Il a gravi les flancs escarpés du mont Etna, l’un des volcans les plus actifs d’Europe.

L’objectif principal de cette initiative est évident. Il consiste à réduire les risques associés à l’envoi de scientifiques sur le terrain, notamment dans des zones proches des évents volcaniques. C’est à cet endroit que des émissions de gaz, comme le dioxyde de soufre ou le dioxyde de carbone, peuvent trahir des mouvements magmatiques sous‑jacents. La composition et la variation au fil du temps de ces gaz peuvent signaler une remontée de magma ou un changement dans le système volcanique. Des éléments cruciaux pour la prévision des éruptions.

Le robot quadripède est parvenu à « renifler » les abords du volcan. © Reuters

Des robots-chiens casse-cou

Habituellement, ces mesures sont obtenues grâce à des instruments situés dans des stations sismologiques ou via des campagnes de terrain exposant des équipes à des dangers évidents. C’est pour pallier ces contraintes que ce robot quadripède a été utilisé.

Équipé de capteurs spécialisés, il est conçu pour s’aventurer là où les pentes sont trop instables et dangereuses pour des humains et inaccessibles à des engins à roues ou chenilles. Si son potentiel est important, lors de cette démonstration, pour sécuriser l’expérience, le robot était accompagné de l’équipe du labo et tenu en laisse. Mais il a pu montrer qu’avec ses différents capteurs, il peut progresser en autonomie, analyser l’air autour de fissures et d’évents, et transmettre ses données en temps réel aux chercheurs.

Ces étonnants robots quadripèdes sont devenus en quelques années des engins incontournables pour mener des missions dans les environnements les plus hostiles. Après l’expression « temps de chien », on pourra désormais caractériser une opération difficile comme une « mission de robot-chien » !

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