Elon Musk veut une usine sur la Lune… avec une catapulte électromagnétique pour lancer ses satellites IA !

Author:

Pas plus tard qu’hier, Futura expliquait qu’Elon Musk multiplie ses annonces sur la nécessité d’installer une ville autonome sur la Lune pour préparer un voyage vers Mars. Mais aujourd’hui, la conquête lunaire d’Elon Musk prend un tournant de plus en plus spectaculaire.

Le patron de SpaceX souhaite maintenant construire sur notre satellite naturel une immense catapulte électromagnétique, capable de propulser des satellites directement dans l’espace. Cette idée farfelue est reliée à son projet tout aussi démesuré de créer une constellation d’un million de satellites interconnectés pour constituer un data center orbital dédié à l’IA.

Une usine sur la Lune pour construire des satellites et une catapulte pour les mettre en orbite. © SB, IA ChatGPT

C’est directement sur la surface de la Lune, que des usines de SpaceX assembleraient les satellites enfermant les puissants processeurs de calcul dédiés à l’IA. Ceux-ci seraient ensuite lancés depuis la surface lunaire grâce à un « mass driver », un système électromagnétique comparable à un railgun, mais conçu pour expédier des charges utiles plutôt que des projectiles.

Miser sur un tel dispositif à la place d’une fusée n’est pas aussi incongru qu’il y paraît : avec la faible gravité, l’absence d’atmosphère et l’abondance d’énergie solaire, les lancements seraient plus efficaces qu’à partir de la Terre. Le déploiement d’immenses constellations de satellites serait facilité par l’absence de débris et d’autres satellites, contrairement à ce qui se passe en orbite basse.

D’ici moins de 10 ans, Musk compte créer une ville autonome sur la Lune. Il met son projet de colonisation de Mars de côté, mais ne l’abandonne pas, en estimant que la mise en place d’une base sur Mars prendra plus de 20 ans. © Elon Musk

Lunaire ou lunatique ?

Sur le plan théorique et physique, cela pourrait bien fonctionner. En pratique, y parvenir est improbable. Il faudrait un lanceur de plusieurs kilomètres de long pour que l’accélération soit progressive afin de ne pas détruire le satellite. Ensuite, l’énergie nécessaire à un tir serait colossale. Enfin, avant même d’imaginer une catapulte lunaire, il faudrait établir une base permanente, acheminer du matériel industriel et multiplier les missions habitées ou robotisées. Or, aucune infrastructure de ce type n’a encore été construite en dehors de la Terre, et l’humanité n’a plus posé le pied sur la Lune depuis plus d’un demi-siècle.

Entre ambition industrielle, pari technologique et imaginaire de science-fiction, le projet illustre une nouvelle fois la stratégie de Musk : proposer des visions radicales pour accélérer l’expansion humaine dans l’espace tout en sachant pertinemment que ces ambitions sont pratiquement irréalisables. Mais qui promet le plus, peut parfois prétendre au moins à quelque chose.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *