Cet aventurier britannique va passer 4 semaines enfermé dans 90 cm d’espace pour défier l’océan !

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Si traverser l’Atlantique en classe éco peut paraître long et inconfortable dans les sièges serrés d’un avion, imaginez réaliser cette traversée en mer durant quatre semaines dans les mêmes conditions. C’est justement l’idée saugrenue qu’a eue l’aventurier britannique Andrew Bedwell.

Avec son Big C V2, un mini-navire long de seulement un mètre, il veut mener cette traversée de l’Atlantique en solitaire d’environ 3 200 kilomètres en partant de St John’s, à Terre-Neuve, au Canada, pour rejoindre l’extrémité ouest de l’Irlande.

L’habitacle du minuscule voilier, qu’il a classé dans la catégorie pompeuse des microyatchs, ne mesure que 90 centimètres. Il ne propose aucun confort et quasiment aucun espace pour dormir. Il n’y a guère qu’un emplacement pour les jambes et des compartiments étanches pour un minimum de bagages et de provisions. Pour garder le navigateur au sec et lui permettre de dormir, le voilier est également équipé d’un dôme en Plexiglas.

Il y a un an, Andrew Bedwell montrait la construction de la cellule de la coque du Big C V2. © Big C Atlantic Challenge

Petit, mais costaud

Si ce navire est lilliputien, il peut transporter 550 kilos de charge et concentre un maximum d’atouts technologiques en un minimum de place. Ainsi, pour alimenter ses servitudes électriques et ses systèmes de navigation téléphonique et cartographique, il est équipé de panneaux solaires. Ils servent à maintenir la charge de deux batteries Victron.

Pour la navigation et pour assurer la stabilité de l’embarcation, le mini-voilier intègre un système d’enroulement central qui permet de gérer la voile simplement et rapidement. Deux stabilisateurs latéraux empêchent également le bateau de trop pencher ou de chavirer dans les vagues.

Malgré son allure, selon son concepteur, le Big C V2 est suffisamment robuste pour encaisser sans sourciller les rudes conditions de l’océan Atlantique.

Si le Britannique parvient à ses fins, au-delà de l’exploit, après plusieurs semaines compressé dans un mètre de coque, le plus difficile sera peut-être d’apprivoiser… tout cet espace retrouvé.

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