Cette nouvelle manière de filmer des femmes sans consentement alarme les victimes

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Faudra-t-il bientôt se méfier de toute personne portant des lunettes ? Un nouveau type de harcèlement prend de l’ampleur, avec des personnes filmées à leur insu. Il s’appuie sur des lunettes intelligentes munies de caméras, comme les Ray-Ban Meta, un moyen discret de filmer quelqu’un sans avoir à pointer son smartphone vers lui.

Les lunettes ont un petit voyant pour signaler lorsqu’elles enregistrent une vidéo, mais celui-ci n’est pas facile à voir selon la luminosité ambiante. De plus, tout le monde ne sait pas reconnaître ces lunettes, et beaucoup de gens ne savent même pas qu’elles existent. Et ce voyant n’est pas si difficile à masquer. La BBC affirme avoir échangé avec de nombreuses femmes qui ont été enregistrées à leur insu de cette manière, et ont vu des vidéos d’elles publiées sur Internet sans leur consentement.

Alice a été approchée par un individu dans un centre commercial, qui a tenté de la draguer avant de la suivre. Elle a découvert la vidéo en ligne lorsqu’une connaissance lui a envoyé le lien. Le clip avait été vu plus de 40 000 fois. Elle ne se doutait de rien. « Ma réaction initiale a été un choc total, a-t-elle déclaré. Il n’avait pas de téléphone, il n’avait pas de caméra pointée directement sur mon visage ».

Des vidéos difficiles à faire retirer

Elle a contacté le propriétaire du compte pour lui demander de retirer la vidéo, qui lui a indiqué que ce serait un « service payant ». La police n’a rien pu faire, faute d’informations. TikTok a retiré la vidéo et banni définitivement le compte, mais la vidéo a été republiée ailleurs. La BBC indique avoir retrouvé des comptes avec les mêmes vidéos sur YouTube, Instagram et Threads. La vidéo d’Alice a été retirée, mais l’homme détient toujours l’original.

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La plupart de ces vidéos seraient utilisées pour donner des conseils de drague à d’autres hommes. C’est encore un exemple du côté toxique de la manosphère, qui semble considérer les femmes comme de simples objets utiles pour la production de leurs contenus. Ces « créateurs » sont rémunérés par les réseaux sociaux pour ces vidéos, et une fois que la victime découvre son image diffusée sur Internet, le mal est fait. Rappelons toutefois qu’en France, « publier la photo ou la vidéo sans l’accord de la personne est sanctionné d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende » (article 226-1 du code pénal).

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