Au CES, ce robot humanoïde défie l’anatomie humaine… et ça met mal à l’aise : on se croirait dans L’exorciste !

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Pourquoi vouloir absolument singer les contraintes de l’humain avec un robot humanoïde bipède ? Chercher à reproduire la dextérité et la motricité fine des humains reste un défi majeur, mais le robot peut très bien se libérer des entraves physiques du corps humain pour être plus stable, plus agile et faire ce que l’humain ne peut pas faire.

C’est ce que montre à nouveau Boston Dynamics avec son robot Atlas lors du CES 2026 à Las Vegas. À l’instar du film L’Exorciste, il peut faire tourner sa tête et tous ses membres à 360°. C’est étrange à voir, mais cette liberté de mouvements sans aucune contrainte, lui permet d’aller bien au-delà de l’anatomie humaine. Il peut faire pivoter ses mains, comme une perceuse, ou tout son torse.

Les facultés d’Atlas ne sont pas nouvelles, mais cette démonstration était l’occasion d’annoncer que le robot est désormais prêt à la commercialisation. L’entreprise a également dévoilé un partenariat avec DeepMind (Google) pour intégrer l’intelligence artificielle à ses robots.

Lors de ce CES (Consumer electronics show) à Las Vegas, le robot humanoïde Atlas a montré ses capacités de mouvements sans les contraintes physiques humaines, et c’est plutôt troublant. © Carlos E. Perez

À l’avenir, des robots pas forcément humanoïdes

Comme l’entreprise est une filiale de Hyundai, elle annonce également que son robot va être adapté pour travailler à l’assemblage de véhicules électriques dans les usines de la marque automobile d’ici 2028. De fait, lors de sa démonstration, l’engin d’1,88 mètre et de 90 kilos a manipulé des pièces auto avec aisance et montré ses capacités à réaliser des mouvements de breakdance.

La compétition entre constructeurs de robots humanoïdes repose toujours sur ce côté démonstratif pour attirer l’attention sur leurs « machines ». Les premières versions d’Atlas le montraient en train d’effectuer des évolutions complexes sur des parcours difficiles, sans chuter. Puis, les constructeurs de robots se sont tous évertués à montrer l’agilité de leurs créations.

Ainsi, le PM01 d’EngineAI a été le premier à réaliser un salto avant. De son côté, Unitree Robotics aime montrer régulièrement les exploits artistiques ou sportifs de son robot G1. Mais outre ces démonstrations programmées, pour ce qui est de leur polyvalence et de leur capacité à s’adapter à l’environnement, la réalité prouve qu’ils sont encore très loin d’investir l’univers domestique.

D’ailleurs, pour un travail en usine, il n’est pas certain qu’un robot de forme humanoïde soit adapté et Boston Dynamics le sait. La firme peut cependant très bien modifier la forme du robot en fonction des missions qu’il doit accomplir. Les robots ne devraient donc adopter une apparence humanoïde que dans certains cas, ce qui est nettement moins impressionnant.

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