Ormuz : face aux mines iraniennes, la solution pourrait venir de cette entreprise française

Author:

En Iran, la réalité ne plaît pas vraiment à Trump. Il faut dire qu’il est difficile d’atteindre des buts de guerre lorsqu’on n’en a pas. Et après avoir affirmé que la guerre est presque terminée avec l’anéantissement des forces iraniennes, c’est encore plus difficile de constater que l’on se trouve dans une impasse en raison de la fermeture du fameux détroit d’Ormuz.

Malgré ses deux petits couloirs de navigation, larges d’environ six kilomètres au total, près de 20 % du pétrole mondial y transite chaque jour en temps normal. Aujourd’hui, presque aucun navire ne s’y risque. Le détroit est particulièrement vulnérable, l’Iran le sait bien et cela fait longtemps que les États-Unis en ont conscience.


Lire l’article



Tout comme pour la menace asymétrique des attaques de drones Shahed-136, il apparaît clairement que Washington semble avoir sous-estimé la rapidité avec laquelle l’Iran pourrait perturber ce passage clé du pétrole mondial. Mines, drones et missiles côtiers suffisent à rendre la zone trop dangereuse pour les pétroliers.

Même sans fermeture officielle, l’insécurité paralyse donc le trafic maritime. En conséquence, Trump cherche maintenant à faire pression pour obtenir de l’aide afin de sécuriser ce détroit. Il menace désormais les membres de l’Otan de graves conséquences s’ils ne viennent pas à la rescousse.

Le système Umis est composé d’un ensemble de drones dotés de missions différentes et complémentaires. Ils peuvent être déployés par un drone de surface pour détecter les mines. L’un d’eux, le K-Ster, est un « consommable » conçu pour faire exploser la mine. © Exail Technologies

Un Français qui a le vent « en poupe »

Pour le moment, le nombre de mines déposées par l’Iran dans le détroit semble limité. Mais si leur quantité augmente, il faudra sans doute des mois, voire plus pour les neutraliser et libérer la voie.

Pas besoin d’en poser beaucoup s’il s’agit de mines modernes. Ces dernières sont équipées de capteurs acoustiques, magnétiques, de pression et peuvent exploser lorsqu’elles détectent un navire dans un rayon de plusieurs dizaines de mètres.

L’opération de déminage est donc risquée pour les navires chasseurs de mines, surtout si les manœuvres se déroulent sous la menace des missiles et drones iraniens.

Cette mission, les drones anti-mines de l’entreprise française Exail Technologies pourraient bien la mener sans risque. La jeune société a mis au point des drones de déminage marins déjà éprouvés en Ukraine et commandés par plusieurs marines de l’Otan.

Le drone K-Ster est une munition suicide qui va exploser pour faire détonner la mine.© Exail Technologies

Le sacrifice des drones

Il s’agit du système Umis. Celui-ci est composé de drones de surface, aériens et sous-marins. Certains, comme l’AUV A6K, cartographient les fonds marins et détectent les mines. Lorsqu’une mine a été identifiée, un drone consommable, baptisé K-Ster, s’en approche pour la détruire avec sa charge explosive. Long d’1,5 mètre, l’engin pèse 55 kilos et dispose d’une portée de 1 500 mètres et d’une autonomie d’une heure. Cela tombe bien puisque ces caractéristiques correspondent justement à la configuration du détroit d’Ormuz.

L’ensemble des drones peut être déployé à partir d’un porte-drones de surface ou d’un navire ou depuis la côte. Cette solution permettrait de détruire l’ensemble des mines du détroit, sans jamais risquer la vie d’un équipage.


Lire l’article



Si pour le moment, rien n’indique que ce système sera employé pour réaliser ce déminage, avec son offre actuelle l’entreprise française peut devenir subitement hautement stratégique pour les pays du Golfe. Oman, le Qatar ou le Koweït pourraient bien être intéressés par cette solution clé en main.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *