Sophie Adenot doit décoller ce vendredi 13 février vers la Station spatiale internationale à bord de la capsule Dragon de SpaceX, pour une mission de neuf mois. Elle est seulement la seconde femme française à se rendre dans l’espace, portant à onze le nombre total d’astronautes français. Mais ce n’est pas la seule raison qui rend son voyage historique. Pour la première fois, la Nasa autorise les astronautes à emporter un smartphone.
La mission Crew-12, ainsi que la mission Artemis II à destination de la Lune, prévue le 6 mars, seront les premières à bénéficier de la nouvelle politique de l’agence spatiale américaine. La raison de ce changement est la nomination récente de l’astronaute Jared Isaacman à la tête de la Nasa par Donald Trump. Il a notamment indiqué que cela permettra à l’équipage de prendre plus de clichés et de vidéos à partager avec leurs proches et le monde entier.
NASA astronauts will soon fly with the latest smartphones, beginning with Crew-12 and Artemis II. We are giving our crews the tools to capture special moments for their families and share inspiring images and video with the world. Just as important, we challenged long-standing…
— NASA Administrator Jared Isaacman (@NASAAdmin) February 5, 2026
Le smartphone : nouvel outil de mission
La Station spatiale internationale (ISS) est déjà équipée de caméras, utilisées notamment par Thomas Pesquet, mais il s’agit de matériel professionnel assez encombrant. Les smartphones sont généralement à portée de main et permettent plus facilement de capturer de petits moments à l’improviste. Il est important de noter que les astronautes utilisent déjà des tablettes pour communiquer avec la Terre, et ce n’est cependant pas la première fois que des smartphones sont envoyés dans l’espace. Jared Isaacman avait pu emporter son smartphone lors de la mission Inspiration4, mais il s’agissait alors d’une mission entièrement civile, menée par SpaceX.
La Nasa avait été réfractaire aux smartphones auparavant car tout matériel emporté doit passer un processus de validation rigoureux et très long, ce qui aurait limité les astronautes à des modèles obsolètes. Jared Isaacman indique avoir mis en place de nouveaux processus « accélérés ». Cela permettra aux astronautes de disposer des dernières technologies, et notamment de filmer en 4K. Pour la mission Artemis II, ce changement pourrait être crucial. En dehors des smartphones, ils seront limités à un reflex numérique Nikon et des GoPro qui ont tous au moins dix ans.