500 millions pour simuler le corps humain : Zuckerberg ouvre une course qui dépasse la médecine

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La santé est une obsession grandissante pour les milliardaires, qui ne rajeunissent (toujours) pas. Ils sont plus riches que certains pays, et ils ont accès aux meilleurs soins, mais ils ne pourront pas vivre éternellement. Cependant, ils pourraient prolonger leur vie, ou au moins rester en bonne santé, en investissant leurs fortunes dans la recherche médicale.

C’est ainsi que Mark Zuckerberg et sa femme Priscilla Chan ont développé le Chan Zuckerberg Biohub depuis dix ans et viennent d’annoncer un investissement de 500 millions de dollars. Une bagatelle pour l’un des couples les plus riches de la planète. Il s’agit d’une organisation à but non lucratif centrée sur la recherche biomédicale. Ils souhaitent ainsi « accélérer la guérison et la prévention de toutes les maladies ».

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Bien entendu, s’agissant du patron de Meta, la solution passe par l’intelligence artificielle. L’objectif est de simuler le fonctionnement des cellules humaines en entraînant des modèles d’IA sur de grandes quantités de données biologiques.

Le problème de la quantité de données

À terme, Biohub espère permettre aux chercheurs d’étudier les maladies via les simulations « à une échelle et à une vitesse actuellement impossibles en laboratoire ». Mais selon Alex Rives, directeur scientifique de Biohub, le principal obstacle est la quantité de données nécessaires. Les connaissances actuelles ne représentent qu’une fraction de ce qu’il faudra pour obtenir des simulations fiables. « Nous avons besoin de nouvelles technologies pour observer la cellule, du niveau moléculaire jusqu’au tissu, et ce, aussi bien dans un contexte de santé que de maladie », affirme-t-il.

Sur les 500 millions de dollars annoncés, 400 millions seront utilisés en interne, tandis que les 100 millions restants seront attribués à des chercheurs externes. Selon l’organisation, les données générées seront librement accessibles aux chercheurs dans le monde entier. Reste à voir si les traitements développés pourront profiter à l’humanité entière, ou si leur coût les limitera aux milliardaires…

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