Orange prépare des data centers géants pour muscler la souveraineté numérique européenne

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Avec ce projet, l’opérateur veut répondre à l’explosion des besoins du cloud et de l’intelligence artificielle qui se traduisent par une course mondiale aux mégawatts. Entraîner et faire fonctionner des modèles d’IA, héberger des services cloud ou traiter des volumes croissants de données exige en effet des infrastructures qui disposent de capacités électriques de plus en plus importantes, d’une connectivité massive et d’un haut niveau de disponibilité.

C’est sur ce terrain qu’Orange veut changer d’échelle. Le groupe a signé avec Morrison, investisseur spécialisé dans les infrastructures, un accord d’exclusivité en vue de créer une co-entreprise implantée en France, qui a pour mission de développer le portefeuille de grands data centers de l’opérateur jusqu’à une capacité cible de 400 MW.

Cinq data centers pour former le socle du projet

À ce titre, Orange prévoit d’augmenter la puissance de cinq grands data centers déjà existants, qui sont répartis sur quatre campus, à Chevilly-Larue, Aubervilliers, Chartres et Val-de-Reuil. À ces actifs, le groupe ajoute son savoir-faire opérationnel et sa force de frappe commerciale. De son côté, Morrison apporte des capitaux et son expérience dans le financement de ce type d’infrastructures.

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Concrètement, lorsque le projet verra le jour, les services et les plateformes propres à Orange resteront hébergés dans les data centers de la co-entreprise. Ce montage va lui permettre de mobiliser des capitaux externes pour accélérer le développement de ses infrastructures, sans se désengager de leur exploitation pour ses besoins stratégiques.

Réduire la dépendance de la France aux géants technologiques étrangers

À terme, Orange et Morrison visent à renforcer la souveraineté numérique de la France, en musclant un maillon essentiel, celui de la capacité d’hébergement et de calcul disponible sur le territoire. L’opérateur indique qu’il conservera le contrôle opérationnel des espaces réservés à ses activités et que la plateforme sera destinée notamment à des usages de cloud et d’IA nécessitant des garanties élevées en matière de sécurité, de localisation et de disponibilité des données.

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Par ailleurs, les partenaires ont également promis de viser des standards élevés d’efficacité énergétique et de performance environnementale, car cet enjeu est devenu critique alors que la croissance des data centers exerce une pression accrue sur les réseaux électriques et les ressources hydriques.

Dans les prochaines années, cette plateforme placera Orange parmi la petite poignée d’acteurs européens capables de proposer des capacités d’hébergement adaptées à la nouvelle génération d’infrastructures IA. 

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