Pourquoi Meta pourrait devenir redoutable dans l’IA sans avoir le meilleur chatbot

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Peu importe la qualité des réponses d’une IA si l’on dispose d’une grosse force de frappe. C’est la stratégie de Meta et tout laisse à penser que cela fonctionne plutôt bien, avec le lancement de l’application Muse.

Muse, c’est le nouvel agent IA personnel que la firme propose pour les smartphones depuis une quinzaine de jours. Selon les données d’Apptopia, Muse a enregistré 1,8 million de téléchargements sur iPhone aux États-Unis et au Canada au cours de ses 12 premiers jours. Un chiffre à rapporter au lancement de l’application ChatGPT en 2023. Sur les 12 premiers jours, elle avait été téléchargée 1,3 million de fois au niveau mondial. Mais aux États-Unis, au bout de cette période, Muse comptait également 642 000 utilisateurs actifs quotidiens, contre 231 000 pour ChatGPT au même stade.

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Ces chiffres révèlent surtout que Meta bénéficie d’une gigantesque porte d’entrée vers les utilisateurs avec ses applications populaires : WhatsApp, Instagram, Facebook et Messenger. Hormis cette force de frappe, on ne peut pas dire que jusqu’à aujourd’hui Meta soit un leader de l’IA, loin de là. Les échecs se sont succédé et l’aventure Llama a été un fiasco. Difficile donc pour la firme de se hisser au niveau des chatbots des ténors de l’IA comme ChatGPT pour la qualité des réponses.

Avec Muse, Meta a trouvé le moyen d’ouvrir la porte en grand à son IA via les smartphones. © SB, Vibe

Un agent IA dans WhatsApp

Mais, avec Muse, Meta ne cherche pas nécessairement à gagner la bataille du chatbot. Elle mise essentiellement sur l’agent IA. Plutôt que de simplement répondre à une question, celui-ci peut accomplir des tâches : gérer des courriels, organiser un agenda, rechercher un voyage, effectuer des achats ou même passer des appels téléphoniques.

Peut-on vraiment savoir tout ce qu’une IA est en train de faire, et être certain de pouvoir l’arrêter ?

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Tout se fait via la très populaire appli WhatsApp, où Muse prend la place d’un des contacts avec lequel on dialogue. Lorsqu’on lui demande de réaliser des actions, l’agent prend la main sur d’autres applications du smartphone pour les gérer à la place de l’utilisateur. Le principe est à peu près équivalent à ce que propose OpenClaw.

Autrement dit, cela place Meta au centre de tout ce que vous faites avec un smartphone. Par exemple, si demain un utilisateur demande à l’agent IA Muse de réserver un voyage, acheter un produit, envoyer un message ou prendre un rendez-vous, seul Meta contrôlera la partie essentielle de la relation entre les internautes et les services en ligne. C’est rusé, mais cette stratégie a très rapidement été mise à mal par certaines plateformes en ligne. D’emblée, Amazon a bloqué l’accès de Muse à sa plateforme. L’agent ne peut donc plus chercher un produit et le commander via ce site.

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