L’IA cherche désespérément de l’électricité : et si les data centers étaient alimentés par les vagues ?

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Pour entraîner son IA, Musk, comme d’autres entreprises de la tech, souhaite envoyer des data centers (centres de données) dans l’espace. La société américaine Panthalassa a une autre idée : installer des data centers au beau milieu de l’océan, sans alimentation électrique.

La Start-up teste actuellement dans le Pacifique, au large de l’État de Washington, un surprenant prototype baptisé Ocean-2. Et il a l’avantage de produire sa propre électricité. L’installation ressemble à une immense bouée, ou une grande sphère que l’on imagine provenir de l’espace. Sous l’eau, la bouée est dotée d’une longue structure verticale immergée.

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Le mouvement vertical provoqué par les vagues fait circuler l’eau à l’intérieur de ce dispositif. La pression de celle-ci entraîne une turbine. Cette sphère produit donc l’électricité directement là où elle sera consommée, sans liaison électrique. Mais attention, Ocean-2 n’est pas à proprement parler un data center. Ce prototype sert essentiellement à valider ce procédé de production d’énergie. Il faudra compter sur la prochaine génération, Ocean-3, pour que des infrastructures de calcul soient véritablement implantées dans cette sphère oscillante.

Pour ce qui est des échanges de données, Panthalassa compte exploiter le réseau satellitaire Starlink. Ce data center serait donc totalement autonome, si le projet aboutissait.

L’Ocean-2 n’est pour le moment qu’un prototype. Il doit démontrer s’il est capable de produire de façon autonome une grande quantité d’énergie. © Panthalassa

Une idée parfaite… Vraiment ?

L’idée est séduisante, puisque l’océan produit l’énergie et que le refroidissement des composants électroniques se fait par l’eau de mer. L’infrastructure n’occupe également pas de terrain. Si l’idée est appliquée sous la forme de ce prototype, il risque néanmoins de se heurter à des difficultés techniques.

D’abord, le milieu marin est extrêmement agressif pour les machines. La maintenance pose également problème, puisque ce système pourrait se trouver à des centaines de kilomètres des côtes.

Et puis, tout dépend du type de données traitées. Pour certains calculs liés à l’IA, très spécifiques et ne répondant pas aux besoins du plus grand nombre, ce type de plateforme autonome pourrait avoir du sens. Mais de telles plateformes ne pourraient pas être généralisées à grande échelle.

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D’autres installations marines sont en cours d’expérimentation. La Chine a installé un data center sous-marin et Microsoft s’est également dit satisfait d’une installation similaire.

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