En 2025, Big avait attiré plus de 75 000 inscrits, avec plus de 1 000 intervenants, 500 ateliers et conférences et 225 heures de contenu. L’édition 2026 s’annonce tout aussi dense et sera placée sous le signe du culot.
C’est « la puissance positive qui gouverne le monde, la propension chez certains individus, au premier rang desquels on trouve les entrepreneurs, à défier brièvement la gravité en se laissant gouverner par l’espérance et la confiance en soi. Il est l’antidote au refus d’obstacle, plaie de nos sociétés modernes surinvesties par la culture de réduction du risque », estime Nicolas Dufourcq, le directeur général de Bpifrance.
Le culot de confronter ses idées et de faire partie de la réponse collective
Au programme : IA, industrie, climat, santé, international, transmission, création d’entreprise… et deeptech. Autant de thématiques que les participants vont pouvoir approfondir, en présentiel et diffusion intégrale en direct, car « c’est dans l’ADN de Big depuis ses origines d’être un endroit de ressourcement, de prise de recul, avec des différences de point de vue, un vrai débat », souligne Paul-François Fournier, le directeur exécutif de Bpifrance Innovation.
« Le changement fait peur, c’est normal, ça fait partie d’ailleurs de la logique de survie de l’Homme, mais je crois que la meilleure réponse, c’est de se servir de ces outils. D’apprendre, d’essayer, de tester, de trouver leurs usages et donc avoir son mot à dire sur la façon dont ça va évoluer. La réponse, elle est plutôt dans notre capacité à faire partie de la réponse collective dans une posture plus individuelle », poursuit-il. C’est précisément là que Big entend jouer son rôle. En confrontant entrepreneurs, chercheurs, investisseurs, dirigeants et citoyens aux transformations du monde qui arrivent.
Deeptech : le culot quitte les labos
Le culot, c’est aussi celui de chercheurs, toujours plus nombreux, qui s’engagent dans un parcours entrepreneurial en deeptech depuis quelques années. C’est d’ailleurs l’une des bonnes nouvelles mises à l’honneur de Big, car le pari commence à produire des résultats.
En 2025, 410 startups Deeptech ont été créées en France, contre 207 en 2019. En six ans, le mouvement a donc plus que doublé. Paris est désormais considéré comme le troisième écosystème deeptech mondial, derrière la Bay Area et Boston.
Le secteur de la deeptech représente désormais 50 000 emplois, 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires et des startups qui s’intègrent concrètement dans les chaînes de valeur industrielles. « Avec de belles réussites au passage comme Pasqal, la pépite française de l’informatique quantique, Wandercraft dans la robotique ou encore Exotrail sur les sujets de la motorisation des satellites de demain. Toutes issues du CNRS ou d’universités françaises », se réjouit Paul-François Fournier.