Les hélicoptères ne peuvent plus combattre seuls : voici leur futur garde du corps robotisé

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Munitions rôdeuses low-cost, défenses antiaériennes portables, essaims de drones de surveillance : le créneau d’altitudes où opèrent traditionnellement les hélicoptères d’attaque est devenu, en quelques années, l’une des zones les plus meurtrières du champ de bataille. La start-up américaine dédiée à l’armement Anduril qualifie cet espace de « robotic kill zone », que l’on peut traduire par « zone de destruction robotisée ».

Pour protéger les hélicoptères de combat, Anduril a imaginé l’équivalent de drones ailiers (loyal wingman) défenseurs. L’engin porte le nom de Thunder et la firme vient de le dévoiler sur le salon aéronautique de Farnborough, au Royaume-Uni.

L’appareil ressemble vaguement au Boeing/Bell V-22 Osprey, l’avion de transport hybride qui fait basculer ses rotors pour combiner l’ascension verticale d’un hélicoptère à la vitesse d’un avion en croisière. Cette architecture à rotors basculants provient d’Archer Aviation, un concepteur de VTOL électriques.

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À l’arrière, on trouve une queue avec un empennage en V. Le Thunder est lui aussi hybride par sa motorisation. Il combine l’autonomie d’un moteur thermique à la discrétion acoustique d’un drone électrique pour les phases de décollage et d’atterrissage.

Vidéo de présentation du Thunder. Cet engin VTOL conçu pour la défense d’un hélicoptère de combat peut être lourdement armé. © Anduril

Le tueur de menaces pour un hélicoptère

Son rôle consiste à maintenir les pilotes d’hélicoptère hors de portée des menaces. Pour les défendre, le drone peut déployer des lanceurs de roquettes depuis ses soutes latérales. Jusqu’à 10 missiles air-sol Hellfire ou JAGM peuvent ainsi être embarqués. Comme ces « chargeurs » sont modulaires, le drone peut aussi lancer le missile de croisière Barracuda-100M, ou jusqu’à 16 munitions rôdeuses Altius 600 développés par Anduril. Comme autres possibilités, outre des charges utiles liées à la guerre électronique, le drone peut contenir 76 roquettes de 70 mm ou des systèmes de défense anti-drones et des leurres dans sa soute avant.

L’ailier fidèle de l’Apache

Côté gabarit, le drone se classe dans la catégorie 5. Celle-ci englobe les engins d’une masse inférieure à 600 kilos, capables d’évoluer jusqu’à environ 6 000 mètres d’altitude. Le Thunder peut être conditionné dans un container maritime de 12 mètres, ailes détachées du fuselage, ce qui laisse supposer que le drone est de taille conséquente.

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Pour évoluer en meute autour de l’hélicoptère, qui devient son centre de contrôle, le « cerveau » du Thunder repose sur Lattice, la plateforme d’autonomie d’Anduril. Pour le moment, aussi atypique soit-il, le drone n’est encore qu’un concept. Aucun vol n’a encore eu lieu, même si Anduril a pour objectif de réaliser ses premiers essais dès 2027.

La firme cible en priorité l’armée de terre américaine et aussi le Corps des Marines et les forces spéciales. Le Thunder pourrait voler en coordination avec un Apache et le futur MV-75 Cheyenne II.

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