Les impôts ne sont pas seuls : ces autres organismes piratés et les données qui pourraient tomber entre de mauvaises mains

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Et un, et deux, et trois, zéro ! Trois nouvelles fuites de données, et un zéro pointé pour la cybersécurité du gouvernement. L’année dernière, Surfshark avait placé la France en seconde position pour le nombre total de comptes compromis, mais en leader mondial une fois rapporté à la population. Un titre qui semble encore se confirmer, mais dont nous n’avons pas de quoi être fiers.

La première cyberattaque a visé Santé publique France, signalée par French Breaches ce mardi 11 août. Des pirates, qui utilisent les pseudonymes « cybernox », « artemis » et « d’ont call me » ont affirmé avoir réussi à voler les informations de 80 000 personnes. Ce serait avant tout des informations de contact, comme les noms, adresses, téléphones, e-mails, type de structure et catégorie professionnelle. Cependant, aucune information de santé ne serait concernée.

Votre vie privée à portée de clic ? Une enquête révèle numéro de Sécu, IBAN, rendez-vous médicaux… par simple recherche !

Désormais n’importe qui peut trouver en quelques secondes où vous habitez, votre numéro de téléphone portable, et même vos informations bancaires ou médicales. Certains ont compilé les récentes fuites de données pour en faire un moteur de recherche. Ou plutôt des moteurs de recherche, car il existe en réalité plusieurs sites…. Lire la suite

La fuite concernerait une plateforme hébergée par un prestataire. Les pirates auraient réussi à s’infiltrer en utilisant un compte utilisateur dont les privilèges auraient ensuite été élevés. L’agence a depuis confirmé le piratage et donc, les utilisateurs affectés devraient recevoir une notification dans les prochains jours.

Le site des impôts piraté

La seconde cyberattaque a ciblé la Direction générale des Finances publiques (DGFiP), plus précisément les services des impôts, et concerne 678 437 personnes. Plus de la moitié (392 867) sont des particuliers, les autres sont des professionnels. On retrouve les habituelles informations de contact : nom, date et lieu de naissance, adresse, téléphone et e-mail. À cela s’ajoute l’identifiant fiscal, le nombre de personnes à charge et le nombre de parts, mais aussi le revenu fiscal de référence et le taux de prélèvement à la source.

Fuites de données en série : le pire n’est plus le piratage… mais ce qui arrive après

Chaque semaine, de nouvelles entreprises et administrations rejoignent la liste des victimes de cyberattaques. Derrière ces fuites à répétition, ce sont des millions de données personnelles qui circulent déjà sur le dark Web. Le phénomène est tellement courant qu’il est devenu banal, mais les conséquences peuvent être dramatiques…. Lire la suite

L’intrusion aurait eu lieu en juin 2026 et serait le fruit d’une usurpation d’identité. L’accès aurait été détecté et coupé pendant l’exfiltration des données. Ce qui est inquiétant est que l’incident n’a pas été signalé deux mois plus tôt. La DGFiP a toutefois confirmé la cyberattaque dans un communiqué ce jeudi 13 août.

Le cadastre également touché

La troisième cyberattaque concerne elle aussi la DGFiP, mais cette fois le Serveur Professionnel de Données Cadastrales (SPDC) et viserait donc les propriétaires. Cette fois, il s’agirait des données de 2 041 778 personnes qui auraient été volées. Là encore, cela inclut les habituelles informations de contact : nom, date et lieu de naissance, adresse, téléphone et e-mail. De plus, le pirate aurait réussi à obtenir l’identifiant foncier, la section et numéro de parcelle, ainsi que des informations relatives aux droits sur la parcelle.

L’extraction des données n’est que partielle, car il faudrait des mois pour tout récupérer, selon le pirate. Mais celui-ci indique avoir réussi à s’infiltrer grâce à un contournement de l’authentification à plusieurs facteurs, et être toujours identifié sur le serveur. Il revend l’accès qui permettrait d’accéder aux données de 20 millions de personnes.

Un pirate affirme avoir aspiré des centaines de milliers de messages sur la messagerie sécurisée de l’État

Tchap, c’est la messagerie ultra-sécurisée et souveraine du gouvernement. Elle était censée assurer une protection maximale, mais un pirate affirme avoir exfiltré plus de 643 000 messages et les données de 73 000 agents publics. Les faits restent à confirmer, mais l’incident soulève une question de fond…. Lire la suite

Cette troisième cyberattaque n’a pas encore été confirmée, mais elle est revendiquée par le pirate ZeroBytes, qui est aussi l’auteur de la seconde. Elle est donc très plausible.

L’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans : un paradis pour les pirates ?

Cette nouvelle série d’attaques est d’autant plus inquiétante que le gouvernement, sous couvert de protéger les enfants, impose petit à petit à tout le monde de justifier son âge, et par extension son identité, pour accéder à de nombreux sites Web. L’accès aux sites pornographiques nécessite déjà de prouver sa majorité avec un système de vérification d’identité.

Des réseaux sociaux interdits aux moins de 15 ans obligeraient toutes les personnes souhaitant les utiliser à scanner leur carte d’identité ou utiliser un autre système similaire. Si le gouvernement ne peut déjà pas protéger les informations dont il dispose actuellement, comment peut-il garantir la sécurité des données dans le cadre de ces nouvelles mesures ?

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